Principal glucocorticoïde humain, sécrété par la corticosurrénale sous le contrôle de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. Il stimule la néoglucogenèse, la protéolyse musculaire et la lipolyse, module la réponse immunitaire et inflammatoire, participe à la régulation de la pression artérielle et influence l'appétit et la vigilance. Sa sécrétion suit un rythme circadien marqué.
La concentration est minimale en début de nuit, s'élève dans la seconde partie de la nuit et atteint un pic dans les trente à quarante-cinq minutes suivant le réveil, phénomène appelé réponse d'éveil du cortisol. Les explorations possibles sont la cortisolémie matinale, le cortisol salivaire — qui reflète la fraction libre —, le cortisol libre urinaire des 24 heures et les tests dynamiques. Sommeil insuffisant, travail posté, alcool, exercice intense, grossesse et contraception œstroprogestative (par élévation de la transcortine) modifient les résultats.
Points de vigilance. Le concept de « fatigue surrénale » n'est reconnu par aucune société savante d'endocrinologie : une revue systématique publiée en 2016, portant sur 58 études, concluait à l'absence de preuve de son existence. Les profils salivaires en quatre points vendus comme bilan de cette entité n'ont pas de valeur diagnostique et exposent au double risque de rassurer à tort et de retarder un diagnostic. Les pathologies réelles de l'axe corticotrope — syndrome de Cushing, insuffisance surrénale — engagent le pronostic vital dans certains cas et relèvent exclusivement du médecin, avec des tests standardisés. Aucun complément alimentaire, y compris les plantes dites adaptogènes, ne peut faire l'objet d'une allégation portant sur la régulation du cortisol ou sur le stress au sens pathologique ; plusieurs d'entre elles présentent par ailleurs des interactions médicamenteuses documentées. L'accompagnement pertinent porte sur le sommeil, la régularité des repas, l'activité physique et la gestion des charges, sans instrumentaliser un dosage.
