30 notions clés définies simplement, pour parler le même langage en consultation.
Système de communication bidirectionnelle entre le tube digestif, son microbiote et le système nerveux central, impliquant des voies nerveuses (nerf vague), hormonales et immunitaires. Le microbiote participe à la production de neurotransmetteurs et de métabolites pouvant influencer l'humeur, le stress et l'appétit. Cet axe explique en partie les interactions observées entre santé digestive et équilibre émotionnel.
Proportion d'un nutriment ingéré qui est réellement absorbée puis rendue disponible pour être utilisée ou stockée par l'organisme. Elle dépend de la forme chimique du nutriment, de la matrice alimentaire, des interactions avec d'autres composés et de l'état physiologique de la personne. C'est un paramètre clé pour juger de l'intérêt réel d'un apport alimentaire ou d'un complément.
Approche qui prend en compte les rythmes biologiques de l'organisme dans la répartition et le choix des apports alimentaires au cours de la journée. Elle repose sur l'idée que l'assimilation et l'utilisation des nutriments varient selon l'horloge interne, notamment les sécrétions enzymatiques et hormonales. Les recommandations doivent rester prudentes, les données scientifiques étant encore en cours de consolidation.
Molécule non protéique, souvent un minéral ou une vitamine, indispensable à l'activité d'une enzyme. Par exemple, le magnésium, le zinc ou les vitamines du groupe B agissent comme cofacteurs de nombreuses réactions métaboliques. Un déficit en cofacteur peut ralentir des voies enzymatiques clés, ce qui illustre l'importance des micronutriments dans le fonctionnement cellulaire.
Denrée alimentaire destinée à compléter un régime, constituée de sources concentrées de nutriments ou d'autres substances à effet physiologique, présentée sous forme de doses. Son usage vise à corriger un déficit avéré ou à répondre à un besoin spécifique, sans se substituer à une alimentation équilibrée. Son cadre réglementaire relève de l'alimentation, ce qui impose de rester prudent sur les allégations et les dosages.
Famille d'enzymes sélénodépendantes qui convertissent la thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3), la forme active de l'hormone thyroïdienne, ou l'inactivent selon les besoins. Leur bon fonctionnement conditionne l'équilibre thyroïdien périphérique et repose notamment sur un statut adéquat en sélénium et en iode. Elles illustrent le rôle des oligo-éléments dans la régulation hormonale.
Démarche structurée visant à aider une personne atteinte de maladie chronique à acquérir les compétences nécessaires pour gérer au mieux sa santé au quotidien. Elle s'appuie sur un diagnostic éducatif, des objectifs partagés et une évaluation, dans une logique de partenariat avec le professionnel. En nutrition, elle favorise l'autonomie et l'adhésion durable aux changements de comportement alimentaire.
Méthode d'évaluation des apports alimentaires d'une personne à partir d'outils comme le rappel des 24 heures, le carnet alimentaire ou le questionnaire de fréquence de consommation. Elle permet d'estimer les apports en énergie et en nutriments et de repérer déséquilibres ou habitudes à corriger. Sa fiabilité dépend de la qualité du recueil et de la prise en compte des biais déclaratifs.
Le fer alimentaire existe sous deux formes : le fer héminique, issu des produits animaux (viande, poisson), bien absorbé, et le fer non héminique, d'origine végétale, à l'absorption plus faible et variable. Celle du fer non héminique est favorisée par la vitamine C et freinée par les tanins, phytates et le calcium. Cette distinction est essentielle pour prévenir les carences, en particulier chez les personnes végétariennes ou à besoins accrus.
Acronyme désignant les glucides fermentescibles à chaîne courte (Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols) mal absorbés au niveau de l'intestin grêle. Fermentés dans le côlon, ils peuvent provoquer ballonnements, douleurs et troubles du transit chez les personnes sensibles. Le régime pauvre en FODMAP, structuré en phases d'éviction puis de réintroduction, est un outil reconnu dans la prise en charge du syndrome de l'intestin irritable.
Tripeptide antioxydant majeur synthétisé par l'organisme, présent dans toutes les cellules, qui neutralise les radicaux libres et participe à la détoxification hépatique. Sa production dépend de la disponibilité en acides aminés soufrés et de cofacteurs comme le sélénium. Son statut est considéré comme un marqueur de la capacité antioxydante et de l'équilibre redox de l'organisme.
Indicateur classant les aliments contenant des glucides selon leur capacité à élever la glycémie après ingestion, par rapport à un aliment de référence. Un index glycémique élevé entraîne un pic de glucose et une réponse insulinique marquée, tandis qu'un index bas favorise une libération plus progressive. La charge glycémique complète cette notion en tenant compte de la quantité réelle de glucides consommée.
État inflammatoire chronique, discret et prolongé, sans signes cliniques francs, souvent lié au surpoids, à la dysbiose ou à une alimentation déséquilibrée. Elle se caractérise par une élévation modérée de marqueurs comme la CRP ultrasensible et est associée à un risque accru de maladies métaboliques et cardiovasculaires. La modulation de l'alimentation et du mode de vie constitue un axe majeur de prévention.
Diminution de la sensibilité des cellules à l'action de l'insuline, obligeant le pancréas à en sécréter davantage pour maintenir une glycémie normale. Elle constitue un mécanisme central du syndrome métabolique et précède souvent le diabète de type 2. Une alimentation à charge glycémique maîtrisée, l'activité physique et la gestion du poids en sont les principaux leviers de prise en charge.
Minéral essentiel impliqué comme cofacteur dans plus de trois cents réactions enzymatiques, notamment la production d'énergie, la contraction musculaire et la transmission nerveuse. Ses apports sont souvent insuffisants dans l'alimentation moderne, et un déficit peut se manifester par fatigue, crampes ou nervosité. Sa biodisponibilité varie selon les formes chimiques utilisées en complémentation.
Réaction biochimique consistant à transférer un groupement méthyle sur une molécule, impliquée dans la synthèse de l'ADN, la régulation des gènes, la détoxification et la production de neurotransmetteurs. Elle dépend de cofacteurs nutritionnels comme les folates, la vitamine B12, la vitamine B6 et la choline. Un cycle de méthylation déficient peut se traduire par une élévation de l'homocystéine, marqueur suivi en micronutrition.
Ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, virus) hébergés dans le tube digestif, principalement le côlon, et vivant en symbiose avec l'hôte. Il participe à la digestion des fibres, à la synthèse de certaines vitamines, à la maturation du système immunitaire et à la protection de la barrière intestinale. Un déséquilibre de sa composition, appelé dysbiose, est associé à divers troubles digestifs et métaboliques.
Discipline nutritionnelle qui s'intéresse à l'impact des micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides gras essentiels, polyphénols) sur le fonctionnement cellulaire et la santé, au-delà du seul apport énergétique. Elle vise à corriger des déficits ou déséquilibres infracliniques susceptibles de retentir sur le bien-être, en complément d'une alimentation équilibrée. Son approche est individualisée et tient compte du terrain et du mode de vie de chaque personne.
Minéral présent dans l'organisme en très faible quantité mais indispensable à de nombreuses fonctions biologiques, comme le zinc, le sélénium, le cuivre, l'iode ou le manganèse. Ils agissent principalement comme cofacteurs enzymatiques et participent à l'immunité, à la défense antioxydante et à l'équilibre hormonal. Leurs marges entre carence et excès étant étroites, leur supplémentation doit rester mesurée.
Famille d'acides gras polyinsaturés essentiels comprenant l'ALA d'origine végétale et les acides gras à longue chaîne EPA et DHA, majoritairement d'origine marine. Ils participent à la structure des membranes cellulaires, à la régulation de l'inflammation et au bon fonctionnement cardiovasculaire et cérébral. Leur équilibre avec les oméga-6 est un indicateur nutritionnel important, souvent déficitaire dans l'alimentation occidentale.
Propriété physiologique de la muqueuse intestinale qui régule le passage des nutriments tout en formant une barrière sélective contre les substances indésirables. Lorsque les jonctions serrées entre les cellules épithéliales sont altérées, on parle d'hyperperméabilité, qui peut favoriser le passage de molécules pro-inflammatoires. Ce mécanisme fait l'objet de recherches sur son lien avec l'inflammation de bas grade et certains troubles chroniques.
Utilisation des plantes ou de leurs extraits à des fins de soutien de la santé, sous diverses formes comme les tisanes, extraits secs, teintures ou huiles essentielles. En micronutrition, elle est parfois mobilisée en accompagnement pour ses principes actifs, dans le respect des interactions médicamenteuses possibles. Son emploi requiert des connaissances précises sur les plantes, leurs indications et leurs contre-indications.
Vaste famille de composés végétaux (flavonoïdes, tanins, acides phénoliques) présents dans les fruits, légumes, thé, cacao et vin, dotés de propriétés antioxydantes et modulatrices de l'inflammation. Une partie agit indirectement en interagissant avec le microbiote intestinal qui les transforme en métabolites actifs. Leur biodisponibilité est variable et dépend fortement de la matrice alimentaire.
Composé alimentaire non digestible, le plus souvent des fibres fermentescibles comme l'inuline ou les fructo-oligosaccharides, qui sert de substrat sélectif aux bactéries bénéfiques du microbiote. Sa fermentation dans le côlon favorise la croissance de ces bactéries et la production d'acides gras à chaîne courte utiles à la muqueuse intestinale. On le trouve notamment dans l'ail, l'oignon, le poireau, l'artichaut ou la chicorée.
Micro-organisme vivant qui, administré en quantité suffisante, exerce un effet bénéfique sur la santé de l'hôte, souvent via le microbiote intestinal. Les souches les plus étudiées appartiennent aux genres Lactobacillus et Bifidobacterium, avec des effets démontrés spécifiques à chaque souche. Leur intérêt dépend de la dose, de la viabilité jusqu'à l'intestin et de l'indication visée.
État physiologique de rassasiement durable qui suit un repas et retarde la réapparition de la faim, à distinguer du rassasiement, sensation d'arrêt de la prise alimentaire pendant le repas. Elle est régulée par des signaux hormonaux (leptine, GLP-1, cholécystokinine), digestifs et sensoriels. La densité en protéines, en fibres et la mastication influencent la qualité du signal de satiété, un levier clé dans l'accompagnement du comportement alimentaire.
Évaluation globale de l'état d'un individu concernant ses apports, ses réserves et son utilisation des nutriments, à un moment donné. Il s'apprécie par le croisement de données cliniques, anthropométriques, alimentaires et parfois biologiques. Sa détermination permet d'identifier des déficits ou des excès et d'orienter une prise en charge nutritionnelle individualisée.
Déséquilibre entre la production d'espèces réactives de l'oxygène (radicaux libres) et les capacités antioxydantes de l'organisme. Un excès prolongé peut endommager les lipides, protéines et l'ADN des cellules, et contribue au vieillissement et à diverses pathologies chroniques. Les systèmes antioxydants endogènes et les apports alimentaires en vitamines, polyphénols et oligo-éléments participent à sa régulation.
Production de chaleur par l'organisme, résultant du métabolisme de base, de l'activité physique et de l'effet thermique des aliments lié à leur digestion et à leur assimilation. Les protéines génèrent la thermogenèse alimentaire la plus élevée, ce qui explique en partie leur rôle dans la gestion du poids. Ce phénomène contribue à la dépense énergétique globale et à la régulation de la balance calorique.
Vitamine liposoluble à action hormonale, synthétisée par la peau sous l'effet des rayons UVB et apportée en faible part par l'alimentation. Elle intervient dans le métabolisme phosphocalcique, la santé osseuse, la fonction musculaire et la modulation immunitaire. Son statut s'évalue par le dosage de la 25-hydroxyvitamine D, un déficit étant fréquent, notamment en hiver et aux latitudes élevées.
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