Principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central, synthétisé à partir du glutamate par la glutamate décarboxylase, dont le cofacteur est le phosphate de pyridoxal issu de la vitamine B6. Il agit sur deux familles de récepteurs : les récepteurs GABA-A, ionotropes et perméables au chlore, cibles des benzodiazépines, des barbituriques et de l'alcool, et les récepteurs GABA-B, métabotropes.
L'équilibre entre transmission glutamatergique excitatrice et transmission GABAergique inhibitrice conditionne l'excitabilité neuronale. Le GABA est également produit en périphérie, notamment par certaines bactéries lactiques comme Lactobacillus brevis, et se retrouve dans quelques aliments fermentés. Le magnésium, la taurine et la glycine sont fréquemment évoqués dans ce champ, avec des niveaux de preuve variables.
Points de vigilance. Le passage de la barrière hémato-encéphalique du GABA administré par voie orale est faible et reste débattu : les effets rapportés dans quelques essais de petite taille pourraient passer par le système nerveux entérique et le nerf vague plutôt que par une action centrale directe. Les données cliniques sont peu nombreuses, hétérogènes, souvent financées par les fabricants, et ne justifient aucune allégation. Le statut réglementaire du GABA comme ingrédient de complément alimentaire varie selon les États membres de l'Union européenne et doit être vérifié. Concernant la B6, souvent associée dans ces formulations, la prudence s'impose : l'ANSES retient une limite de sécurité de 25 mg/j, tandis que l'EFSA a abaissé en 2023 sa limite supérieure à 12 mg/j pour l'adulte, la neuropathie sensitive périphérique constituant l'effet critique ; retenir la valeur la plus basse est la conduite prudente, et l'addition des sources doit être vérifiée. Toute plainte anxieuse, tout trouble du sommeil persistant et tout traitement psychotrope en cours relèvent du médecin.



